Ce qu'il ne faut pas faire avec une personne autiste
- Isa LISE
- 25 mars
- 12 min de lecture
Dernière mise à jour : 26 mars

Si vous découvrez cet article, c'est parce que vous cherchez comment interagir au mieux avec une personne autiste et la réponse dépend de l'angle selon laquelle on se la pose.
En tant que maman de personne autiste et professionnelle, je vous propose un article en plusieurs temps avec 51 conseils.
L'article concerne toutes les personnes autistes avec toutefois un centrage plus fort sur les enfants.
Ce qu'il ne faut pas faire avec une personne autiste :
Rester avec des clichés sur l'autisme
On parle régulièrement d'autisme depuis plusieurs années, on réalise même quelques films et séries. Ce sont toujours des personnages caricaturaux, une vision souvent unique de l'autisme. Certains clichés sont forts, nous en dénonçons 17 dans notre article 17 idées reçues sur l'autisme. Voici quelques erreurs supplémentaires à éviter :
Erreur 1 : imaginer savoir comment fonctionne la personne autiste parce qu'on a rencontré une autre personne autiste
Croyez-vous connaître toutes les personnes "neurotypiques" sous prétexte que vous en connaissez une ? Bien sûr que non, chacun de nous est incroyablement différent. Il en va de même pour les personnes autistes.
Erreur 2 : croire que le niveau de difficulté de deux personnes autistes est identique
Certains ont un autisme très visible, c'est le cas notamment s'il y a déficience intellectuelle associée tandis que certains ont une forme d'autisme presque invisible. Le classement "autisme léger, modéré et sévère" lié au niveau intellectuel est désormais remis en cause. On parle ainsi de plus en plus de "niveaux de besoin de support"(1 à 3, le 3 étant "besoin très substantiel de support").* En effet, les besoins peuvent être très différents en fonction du profil de la personne et de ses particularités.
Erreur 3 : croire qu'une technique efficace pour plusieurs personnes fonctionnera nécessairement
Chacun étant unique, une technique peut être particulièrement efficace pour l'un et pas pour l'autre. De plus, une technique nécessite toujours des explications comme l'explique très bien Jean-Philippe Piat dans son excellent article "les erreurs fréquentes dans l'accompagnement des personnes autistes".
Erreur 4 : croire que l'instant T est définitif
L'autisme varie tout au long de la vie. Il peut être très discret à un moment donné et devenir particulièrement handicapant à un autre moment, comme il peut être très handicapant à un instant T et être plus discret quelques années plus tard. Une personne autiste est de toute façon bien plus qu'autiste, elle est unique, comme chacun de nous.
Se tromper de communication
Pour cette partie, nous vous proposons un tableau destiné à opposer la communication fréquente des personnes neurotypiques et les besoins fréquents des personnes autistes, ce qui représente 11 erreurs à éviter.
Il ne s'agit pas nécessairement de tout changer, mais de comprendre pourquoi la communication peut être difficile lorsque les deux modes de communication sont différents.
Communication neurotypique | Communication autiste |
Parler vite. | Possible besoin de temps pour répondre. |
Proche de son interlocuteur | Généralement besoin de distance. |
Utilisation du langage abstrait, des sens imagés. | Difficile accès au langage abstrait. |
Sous-entendus fréquents. | Difficile accès aux sous-entendus. |
Parler avec les mains. | Régulièrement mal à l'aise avec les mouvements des mains, fréquemment difficile de comprendre le langage avec les mains. Peut angoisser. |
Se toucher lorsqu'on se connait bien ou parce que c'est dans la culture personnelle. | Fréquentes difficultés à être touché(e), cela peut être vécu comme angoissant.. |
Se regarder en parlant. | Possible sentiment de malaise avec des regards croisés pendant la discussion donc regards évités. |
Faire de grandes phrases. | Fréquent décrochage lorsque les phrases sont trop longues si ce n'est pas un intérêt particulier de la personne autiste. |
Besoin de parler, communiquer. | Peut avoir besoin de s'isoler. |
Parler à plusieurs. | Fréquente impossibilité à comprendre ce qui est dit si discussion simultanée de plusieurs personnes. |
Utilisation unique des mots (généralement). | Peut avoir besoin de support visuel, y compris si s'exprime très bien. |
Juger
Il est question ici de 5 types de jugements :
Erreur 16 : juger l'autisme négativement
Certains jugent négativement l'autisme, probablement en raison de l'association autisme-crise autistique. Pourtant, d'une part, une personne autiste ne fait pas nécessairement de crise autistique : lorsque tout va bien, lorsqu'elle n'est pas épuisée, pas stressée, lorsqu'elle se sent à sa place, rien ne "déborde".
Et lorsqu'il y a crise autistique, c'est justement parce que tout déborde.
Etant présente dans la communauté autistique, je constate que beaucoup de crises à l'école sont liées à une mauvaise intégration (pas d'AESH, AESH mal formée, pressions de l'équipe éducative en raison d'une charge de travail plus conséquente ou d'aprioris) ou tout simplement au fait que la classe classique ne lui convient pas.
Les personnes autistes sont des personnes comme les autres. Mieux on les acceptera, moins elles seront victimes (car ce sont elles les premières victimes) d'effondrements émotionnels.
Erreur 17 : juger la personne autiste
Dans "Mes labyrinthes", Florian Forestier exprime "Ecrire pour demander pardon d'être ce que l'on est, pour prouver qu'on peut être aimé".
Combien de personnes autistes tiennent de tels propos ? Combien ont entendu qu'ils sont "égoïstes", "incapables", "caractériels", etc. ?
Parce qu'à un moment M, ils ont perdu pied. La crise autistique les a fait "sortir d'eux-mêmes", elle les laisse épuisés, honteux. Les mots blessants écorchent, la peur de ne plus être aimé(e) s'installe.
Il est donc essentiel de rassurer et de préciser que les mots n'étaient pas vraiment pensés lorsque l'interlocuteur épuisé lui aussi par la crise émotionnelle cède au jugement.
Erreur 18 : juger les comportements inhabituels
Une personne autiste a certains comportements inhabituels, ceux-ci étant différents en fonction de la personne. Côté masculin essentiellement, le ton de voix peut être monocorde, saccadé. Côté masculin et féminin, des comportements et rituels atypiques peuvent surprendre comme le besoin de frotter ses mains, de faire du flapping, de marcher pieds nus. Le style vestimentaire peut également être inhabituel.
L'inhabituel est simplement peu habituel, il a tout autant de raisons d'être qu'un comportement classique.
Erreur 19 : dire "tu ne peux pas y arriver"
Que ce soit en raison des crises autistiques ou bien en raison de difficultés autistiques ou de difficultés autres (l'autisme n'est pas toujours isolé), les jugements définitifs bloquent la personne autiste, tout comme ils bloquent chacun de nous.
Mieux vaut donc se tourner vers les progrès et valoriser le positif.
Erreur 20 : confondre désir de contrôle et besoin de contrôle
Ne nous leurrons pas, certaines personnes autistes ont à la fois le désir et le besoin de contrôle. Dans le premier cas, il s'agit d'une volonté d'imposer sa volonté.
Dans le second cas (besoin de contrôle), la particularité est que la personne cherche à contrôler pour se rassurer, parce qu'elle se sent trop angoissée.
Le besoin de rituel et routine est toujours présent, il peut être plus ou moins fort en fonction du profil de la personne et de son état émotionnel.

Sous-estimer les troubles associés
Nous en avons parlé dans la partie sur les clichés, les difficultés sont différentes selon les personnes autistes et c'est en bonne partie lié aux troubles associés. En effet, l'autisme est rarement isolé, il importe donc de prendre en considération les particularités supplémentaires.
Erreur 21 : ne pas tenir compte des autres particularités
Parmi les troubles associés à l'autisme, voici les plus fréquents : 42 % auraient également un TDAH* tandis que 50 à 80 % souffriraient de maladresse ou auraient une démarche inhabituelle, une bonne partie souffre donc également d'un trouble développemental de la coordination (dyspraxie). 30 à 40 % auraient une déficience intellectuelle.
Il importe donc de s'adapter également aux autres particularités.
Erreur 22 : sous-estimer l'anxiété et la dépression
L'anxiété est fréquente chez les personnes autistes (entre 27 et 42 %) et la dépression concernerait entre 23 et 37 % de la population autistique selon une étude du 4 septembre 2018 menée par Matthew J.Hollocks.*
L'angoisse peut aller jusqu'à "paralyser", empêcher d'agir ou de se concentrer. Il est donc essentiel d'aider la personne autiste à apprendre à gérer son stress.
Selon Tony Attwood*, la dépression serait essentiellement due aux expériences de vie négatives endurées au fil des années.
Une étude parue dans le Journal of Autism and Developmental Disorders a démontré qu'une routine prévisible réduisait l'anxiété chez les enfants autistes.
De plus, s'adonner suffisamment à ses intérêt(s) particulier(s) et pouvoir en parler abaissent significativement l'anxiété.
Ne pas aborder autrement les apprentissages
Erreur 23 : enseigner comme si l'enfant n'était pas autiste
En raison de ses difficultés à comprendre les sens cachés, à rester concentré sur les phrases longues, de ses éventuels troubles associés, il est nécessaire de tenir compte de ces particularités pour instruire un enfant autiste dans les meilleures conditions.
Un travail sur les sens figurés sera particulièrement utile.
Il est particulièrement judicieux de s'appuyer sur ses intérêts particuliers s'il apprend à la maison ou si l'école peut s'adapter.
Pour plus de conseils, vous pouvez retrouver notre article Comprendre et instruire un enfant autiste et utiliser nos kits thématiques et programmes qui emportent un grand succès auprès des enfants autistes.

Mal anticiper les situations problèmes
Epuisement, anxiété, crises émotionnelles sont tous dus à une mauvaise anticipation des situations problèmes. Or, plus l'épuisement et l'anxiété sont grands, plus les crises émotionnelles se produisent et plus épuisement et anxiété sont au rendez-vous.
Erreur 24 : ne pas anticiper les situations problèmes liées à la sensibilité sensorielle
Dans le cas d'une hyposensorialité, la personne autiste peut se mettre en danger, par exemple, elle peut se brûler en n'ayant pas compris que l'eau était trop chaude ou ne pas sentir que quelque chose brûle.
Dans le cas d'une hypersensorialité, elle a un seuil de tolérance bas pour les sens concernés et va s'épuiser si elle doit trop repousser ses limites.
Erreur 25 : ne pas anticiper les situations problèmes liées aux difficultés sociales
Les difficultés de communication et interaction sociale propres à l'autisme nécessitent des efforts conséquents pour être avec les autres, en particulier s'ils sont neurotypiques car il est souvent difficile d'oser être soi ou bien comme nous l'avons vu dans le tableau, il faut utiliser une forme de communication différente.
Si la personne autiste est trop épuisée, il importe d'entendre cet épuisement et de pouvoir ne pas socialiser, ne pas assister à une réunion ou l'écourter si besoin.
Erreur 26 : ne pas respecter la routine
La routine est essentielle pour une personne autiste, elle la sécurise, elle fait partie de son mode de fonctionnement neurologique.
Les surprises, les modifications sont souvent mal vécues et cela plus encore si parmi les critères de diagnostic, la résistance au changement est très forte.
Il importe donc de respecter les besoins de routine et de préparer progressivement les modifications. En fonction du profil de la personne, on pourra plus ou moins repousser les limites des rituels et habitudes et ajouter un peu de changement.
Choisissez les domaines dans lesquels ce dernier est le mieux vécu afin de mieux le gérer.
Trouver le juste équilibre n'est pas simple, mais un peu de changement est nécessaire de temps à autre afin de préparer aux aléas que la vie réserve. Dans cet objectif, on avertit, explique et on peut utiliser supports visuels et jeux de rôle.
Erreur 27 : sous-estimer les facteurs internes et externes
Faim, soif, épuisement, environnement, cumul de sollicitations, douleur, contrariété, stress, bien des facteurs peuvent conduire à un effondrement émotionnel, en particulier lorsqu'ils s'ajoutent les uns aux autres.
Erreur 28 : ne pas respecter le rythme autistique
Vouloir que la personne aille plus vite, lui proposer plusieurs tâches complexes simultanément ou quasi-simultanément, vouloir que la personne "grandisse" plus vite alors qu'elle a besoin de plus d'années, tout cela créé une forte pression sur la personne autiste et la fragilise.
Erreur 29 : sous-estimer l'importance d'exprimer les émotions
La reconnaissance et l'expression des émotions sont difficiles pour une personne autiste. Certains vont jusqu'à s'approprier les émotions d'autrui.
Il est donc crucial de leur apprendre à les identifier. Sur notre site boutique, vous trouverez différents outils pour les émotions et la gestion du stress.
Erreur 30 : ne pas impliquer l'entourage
Il peut être tentant d'écarter l'entourage, en particulier lorsqu'on connait très peu l'autisme. Cependant, l'entourage aidant est essentiel en cas de difficulté, il est le point de repère-routine en cas de moment difficile et il connait les besoins de la personne autiste lorsque celle-ci ne parvient pas à les exprimer, dépassée par ses émotions.
Erreur 31 : culpabiliser pour ses erreurs
Etre parent d'un enfant autiste est à la fois une expérience enrichissante emplie d'amour et un challenge. Parfois, on se sent épuisé(e), parfois on ne parvient plus à gérer, parfois on prend la mauvaise décision. Nous faisons simplement de notre mieux. Essayons de simplement nous améliorer jour après jour et chassons cette culpabilité qui nous dessert, nous et notre enfant car elle nous empêche d'être attentif/attentive à lui/elle.
Mal gérer les comportements défis
Lorsque le comportement défi se produit, il n'est pas toujours simple d'y réagir, c'est pourquoi nous avions rédigé un article complet sur le sujet.
Erreurs 32 à 41 : principales réactions à éviter
Parler fort
Forcer le contact
Sous-estimer le pouvoir d'un câlin (sans forcer donc)
Chercher à raisonner tant que la crise émotionnelle est à son comble : la personne autiste ne le peut pas, pas pour le moment.
S'impatienter
Prendre pour soi ce qui est dit : la personne autiste peut nous dire des mots terribles, elle ne les pense pas. Elle a perdu le contrôle. Nombre de personnes autistes se comparent à "Hulk" ou "M. Hyde" ; dans le podcast "Tous pareils ou presque", Florian se compare à un chat sauvage, toutes griffes dehors.
Répondre à chaud. Donner et se donner du temps peut éviter que des crises durent et empirent.
Entrer dans les boucles : avec son besoin de rituel, une personne autiste peut se lancer dans des boucles où elle répète encore et encore la même chose. Lorsque les mots reviennent encore et encore, il est important d'éviter d'entrer dans la boucle et d'essayer de détourner l'attention car il est difficile ensuite d'en sortir.
Laisser croire que la personne est seule : maintenez le contact par un petit "je t'aime", "je suis là".
Ne pas assurer la sécurité : en cas d'effondrement émotionnel, certains enfants ou personnes autistes peuvent se mettre en danger. Il importe d'anticiper en restant à proximité, en écartant les objets dangereux et parfois en fermant les portes à clé.

Mal gérer les après crises émotionnelles
Après l'effondrement émotionnel, plusieurs erreurs sont à éviter :
Erreur 42 : ne pas respecter le besoin de repos
La première chose à faire est de faciliter le repos. Reparler de la crise émotionnelle à ce moment-là est le meilleur moyen de provoquer une nouvelle crise.
Erreur 43 : ne pas reparler de ce qui s'est passé
Pour aider la personne autiste à mieux anticiper les risques de crise, il importe de comprendre ce qui s'est passé. Souvent des mots n'avaient pas été mis sur une situation donnée, c'est l'occasion de le faire. De plus, certaines crises sont provoquées parce qu'il y a eu sentiment d'incompréhension. Parler de ce qui n'a pas été compris peut éviter une même situation.
Erreur 44 : trop parler de ce qui s'est passé
Inutile d'insister. On essaie de trouver le bon timing et on évite les reproches. La crise émotionnelle est très difficile à vivre pour la personne qui la subit. Elle a été dépossédée d'elle-même, elle en sort épuisée.
Erreur 45 : faire du renforcement négatif
Le renforcement négatif consiste à écarter tout ce qui peut poser problème au risque de ne plus rien oser faire.
Cependant, nous avons également vu qu'il était important de respecter les limites de la personne autiste. Trouver la bonne réponse entre évitement pour certaines situations et évitement complet est un véritable travail d'équilibriste !
Erreur 46 : excuser tout sous prétexte de l'autisme
Les colères pour imposer sa volonté peuvent s'ajouter à l'autisme ou bien le manque total de filtre peut se développer en raison de fréquentes crises émotionnelles. Dans ces deux cas, il importe d'apprendre à respecter peu à peu certaines règles de respect mutuel.
Cela sera rendu possible si les adultes et aidants sont aussi respectueux, avec de la patience et avec des règles simples et claires.
Sous-estimer la personne autiste
Nous terminerons notre article complet avec l'erreur de sous-estimer la personne autiste.
En effet, puisque l'article parle de ce qu'il ne faut pas faire avec une personne autiste, il peut donner une impression plus ou moins négative de la personne autiste, en partie aussi parce que nous avons opté pour plusieurs parties sur les crises émotionnelles. Pourtant ne faisons pas les erreurs suivantes :
Erreur 47 : croire que les crises émotionnelles sont inévitables
Nous en avons parlé en début d'article : toutes les personnes autistes ne souffrent pas de crises émotionnelles.
De plus, un enfant ou un adulte autiste peut faire beaucoup de crises émotionnelles à un moment M, puis plus du tout pendant des années ou le reste de sa vie.
Erreur48 : ne pas encourager la personne autiste
Que ce soit compliqué ou pas, la personne autiste a besoin d'encouragements. Comme chacun de nous. Parfois plus que certains d'entre nous.
Une simple main tendue peut parfois tout changer comme en témoigne Valérie Jessica Laporte dans L'express de mars 2025 : après une période très difficile dans sa jeunesse, elle est aujourd'hui une femme épanouie !
Erreur 49 : tout faire à sa place
Chacun(e) n'a pas les mêmes possibilités au même moment. Parfois même, ce qui était possible ne l'est plus. Ce n'est pas grave, on tâche de responsabiliser petit à petit et de permettre de gagner en autonomie, jour après jour.
Erreur 50 : sous-estimer l'importance de la nature
La nature ressource chacun de nous, elle est souvent particulièrement importante pour les personnes autistes, en particulier lorsqu'il y a hypersensibilité.
Erreur 51 : donner une image négative de l'autisme
L'autisme est une forme de différence, pas un "moins". On la présente comme un handicap. Pour certains, ce n'est pas le cas car la communication est relativement fluide entre personnes neuroatypiques ou si les personnes sont compréhensives et ouvertes à la différence.
De plus, être autiste, c'est aussi avoir une grande capacité à se concentrer sur son ou ses intérêt(s) particulier(s), c'est se passionner et développer une expertise. C'est donc disposer de grandes qualités en lien direct avec son autisme.
Et puis ne l'oublions pas : une personne n'est jamais seulement autiste, elle est tellement de particularités à la fois. Elle est unique.
Ainsi ma fille est extraordinaire. Dotée d'une grande curiosité, de plusieurs talents et d'une grande sensibilité, elle est un de "mes" trésors les plus précieux.
Et vous, souhaitez-vous ajouter une remarque à cet article ? Quelque chose qui vous touche particulièrement ou une autre particularité qu'il vous semble important de citer ?
*Références :
-Niveaux de difficulté : Amercican Psychiatric Association (2013). Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders (DSM-5). Washington, CD : American Psychiatric Association Publishing
-TDAH et autisme Gnanavel, S., Sharma, P., Kaushal, P., & Hussain, S. (2019). Attention deficit hyperactivity disorder and comorbidity : A review of literature. World J Clin Cases, 7(17), 2420-2426. doi:10.12998/wjcc.v7.i17.2420
-Anxiété et dépression : Anxiety and depression in adults with autism spectrum disorder: a systematic review and meta-analysis | Psychological Medicine | Cambridge Core
Tony Attwood, Asperger : comment vaincre coup de blues et dépression ?
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